Le BWH

Matériel et techniques

Le matos et les techniques pour le wahoo et les autres aussi …!!!

Avant tout, les techniques et le matos présentés, correspondent uniquement à mon choix et mon expérience, tout ce qui est expliqué ici est susceptible d’être débattu longuement par les spécialistes (qu’ils ne se gênent pas, pour se faire plaisir !) donc vous n’y trouverez pas de vérités absolues mais des constatations qui fonctionnent sur les poissons de chez moi, qui ont un comportement propre aux zones de chasse que je fréquente. De plus plusieurs autres options auraient pu être tentées et être tout aussi efficaces, mais il faut bien choisir un jour si on veut agir…

– L’équipe :

Pour moi ici, en Côte sous le Vent l’équipe idéale est 4 personnes

Un pilote de bateau, un tireur avec le gros fusil, un doubleur, et un gars au flasher et au frais (aux appâts quoi !!!)

Ben oui le blue water hunting c’est avant tout une chasse en équipe !!!


Le fusil 1
:

C’est sûr qu’un fusil puissant comme le ADMIRAL FISCH c’est parfait , mais c’est pas donné, on peut tirer de loin (presque 12M) cela facilite la vie  et ouvre de belles fenêtres de tir mais cela ne fait pas tout ! Encore faut il voir du poisson et le faire approcher, le nombre de wahoos  que nous avons capturés avec un fusil de 110 reste respectable.

Ce qui est indispensable c’est la pointe détachable, elle evitera que la flèche ne se torde et soit fichue et surtout que le poisson ne se déchire trop, le poisson étant sur le « câble »

Le train de bouées :

Les possibilités de montage d’un train de bouées sont infinies, voici l’option que j’ai choisie:

Tout d’abord j’utilise du materiel Absolute Blue ( http://www.absoluteblue.net ) pour sa résistance, souplesse et un excellent rapport qualité prix, et en plus ils sont hyper sympas, alors pourquoi hésiter ?

Pour ceux qui n’ont jamais chassé dans le bleu voici une petite explication préliminaire:

Dans la chasse au grand pélagique la force des poissons est telle que n’importe quel chasseur serait incapable de lutter contre sa proie une fois fléchée et qu’il est impossible de rester en surface avc un gros poisson qui tire vers le bas.

Donc, pour rester en sécurité, nous nous servons du train de bouées : après avoir tiré, le chasseur part de son côté avec le fusil et le poisson du sien avec la flèche…reliée aux bouées, à elles d’amortir les rushs et de maintenir le poisson en surface !

Mon train de bouées correspond à la puissance de l’Admiral Fisch : il doit pourvoir résister à du gros bien puissant, mais il doit être adapté aussi aux wahoos qui sont les principales prise sur la Cote Ouest de la Guadeloupe, la Côte sous le Vent, c’est à dire être extrêmement souple pour éviter de déchirer le poisson.

Voici comment il est composé :

– La floatline (flottante comme son nom l’indique …;-)
INDISPENSABLE pour la sécu, reliée directement au fil de la flèche (schooting line) 20 M d’heavy duty floatline 9mm résistance 320kg

– Le bungee
Puis la pièce maitresse, le bungee, encore du matos Absolute Blue, sa principale qualité est son extrême souplesse, il s’allonge sur trois fois sa longueur soit 20m qui deviennent 60m en traction sa résistance à la rupture est de 320kg, proportionnée à la floatline

Après la pointe détachable c’est le deuxième achat indispensable pour la pêche dans le bleu, bien avant un « GROS » fusil. Souvent le budget impose des choix, acheter une grande longueur souple plutôt qu’un petit bungee est une priorité : tirer sur un poisson c’est une chose, mais le sortir de l’eau après en est une autre …!!!

Perdre un poisson après l’avoir blessé est malheureux, un bon bungee sauvera un tir mal placé, nous avons déja sorti de gros wahoos tirés plein ventre à l’endroit le plus fragile, sans les perdre, grâce à l’amortissement du bungee.

On ne double plus que très rarement les poissons et du coup le deuxième fusil est disponible pour tirer si un autre poisson vient renifler son camarade blessé (ce qui arrive souvent)

Bref, un bon investissement.

Dernier point :  le caoutchouc du bungee est fragile, il mérite un entretien particulier, même si les bungees Absolute Blue résistent étonnement bien au soleil des tropiques, les rincer, les graisser et les protéger des UV allongera leur durée de vie

-Les bouées Torpilles
Le role de ces bouées est de rajouter à l’amortissement et de fatiguer le poisson, en fonction des espèces chassées leur nombre sera de plus en plus important. J’utilise 4 offshores tuna float Absolute Blue  en série ! C’est un montage pour le Marlin bien évidement surdimentionné pour le wahoo et la choryphène, mais plus jamais je ne veux me retrouver avec monsieur Marlin et ne pas pouvoir le tirer par ce que je ne suis pas monté assez lourd !

-La bouée incompressible
Pour les gros gros, j’ai monté une Makaira chanel float Absolute blue ; étant incompressible et lourde elle a une flottabilité constante  de 16 KG même profond et une forte trainée à même de rajouter à l’effet amortisseur

– La bouée d’arrêt
Pour finir, j’ai positionné une Inflatable float de 35 L pour bloquer le tout en surface en cas de forte traction. Cette bouée est gonflée à 3bars ce qui lui confère jusqu’à 20 M de profondeur une flottabilité de 35 KG. De plus, en cas de très très grosse prise il reste la possibilité d’accrocher très facilement à cette dernière bouée encore d’autres bouées en réserve, de quoi voir venir, quoi !

Une bonne Floatline est un gage de sécurité et d’efficacité, ceci dit il est capital de faire toujours extrêmement attention à sa position:

Pour le tireur avant tout, qui doit toujour la tenir au clair, autour de lui, par rapport au bateau, au DCP, autres floatlines et bien sûr ses équipiers

Pour les équipiers, éviter de se retrouver emmêlé est vital et est une priorité, le tireur étant souvent omnubilé par les poissons ! Toute personne prise dans la floatline est susceptible d’être entrainée au fond inexorablement par le démarrage d’un gros poisson fléché, c’est un des risques les plus importants de la pêche au gros !

Le fusil 2
Plus petit (c’est un riffe 120) le deuxième fusil a plusieurs fonctions:

– Le doublage d’un poisson qui risque de se décrocher, mais avec un bon train de bouées c’est rarement utile
– Ecarter les autres poissons voraces comme les barracudas qui en quelques bouchées font des carnages.

– Tirer un autre poisson juste aprés le tir du fusil 1, il est trés fréquent que les wahoos et daurades restent auprès d’un congénère blessé ou même viennent renifler la flêche après un tir manqué !

– Profiter d’une belle fenêtre de tir si  le poisson est vraiment proche.

L’option choisie pour le second fusil est la maniabilité, le fusil 1 ayant la puissance !

J’ai opté pour le moulinet grosse capacité de 200m plutôt qu’une deuxième floatline, afin de limiter les risque d’emmêlage de deux lignes, et favoriser la mobilité de l’équipe.

Avantages du moulinet par rapport à la floatline:
Moins encombrant, plus facile à mettre en oeuvre, il offre une mobilité optimale, il n’y a pas les risques d’emmêlage liés à la floatline, bon amortissement grâce au fil qui fait « ventre » on appelle ça une poulie d’eau.

Inconvénients :
On regarde passer le « monstre » du siècle sans tirer, après un 1er tir, une fois les 200m déroulés c’est long  très long pour rembobiner correctement, risque de bloquage au niveau du moulinet et risque de perte du fusil (je le couple souvent à une float line et une bouée d’arrêt )

– Les leurres et appâts
Tout l’art du Blue water hunting consiste à faire approcher le poisson et à deriver son attention pour pouvoir se placer au mieux pour un tir précis et efficace.

Pour cela nous utilisons les Flashers ou Baron et le « frais » (appât de poissons)

Sur une même bouée que maniera un équipier je place le flasher et un sac d’appat, le role de l’équipier est d’animer le flasher pour le rendre attrayant, de jetter du frais régulièrement pour faire monter le poisson et lui jetter des petits poissons entiers sous le nez quand il est là pour laisser le tireur se positionner au mieux pour le tir.

Dans certains cas (quand les poissons sont d’humeur joueuse) c’est l’équipier qui pourra carrément  guider le poisson devant la flèche du tireur!

– Le frais
En plus du flasher nous utilisons des appâts pour faire remonter les poissons, en général ce sont les Baracudas, non-comestibles sous nos latitudes, qui servent de « frais ».

Ces derniers, coupés en petits cubes sont lâchés dans le courant à intervalles réguliers, les prédateurs viennent renifler les morceaux et parfois en avaler !

– La queue

Toutes les techniques sont bonnes pour faire approcher le poisson à portée de tir, la queue de Baracuda ou de Thazard en est une incontournable!

Simplement glissées dans la ceinture et jetées devant le nez d’un poisson, elle peuvent souvent, grâce à leur mouvement de coulée rotatif, détourner l’attention du poisson qui ne s’intéresse plus au chasseur et permettre d’approcher à porter de tir.

Toutes les techniques sont bonnes, cumulées elles permettent souvent de beaux tirs, mais au chasseur de savoir observer et de s’adapter.

Je me souviens d’une sortie où les Wahoos etaient là, mais furtifs et très nerveux, ils passaient régulièrement dans notre périmètre mais jamais à moins de 20m, rien n’y faisait, frais, flasher, poissons entiers, queues… rien ne les faisait approcher !

Après une paire d’heures à tout tenter, nous nous sommes aperçus que les Thazards venaient voir ce qui était dans le secteur après que j’aie effectué une longue et lente coulée suivie d’une remontée aussi lente que silencieuse.

Du coup, nous changeons de stratégie, je place mon équipier contre le bateau, dans son ombre, à l’affût, j’effectue une  coulée qui semble interpeler les poissons et retourne me cacher avec mon équipier.  Effectivement les poissons apparaissent, cherchent et sans être inquiétés retournent dans le bleu. Nous recommençons l’opération plusieurs fois et à chaque coup les poissons sont de moins en moins craintifs puisque rien ne bouge à part le bateau, la distance entre eux et nous s’amenuise… après une ultime coulée, un Wahoo de 18kg passe calmement à 2m de l’arrière du bateau, mon équipier n’a eu qu’à l’ajuster en surface et lui briser la colonne vertébrale avec le Dr Fisch !

Ce récit illustre parfaitement une sortie dans le bleu : travail d’équipe, observation, imagination et adaptation au poisson. Rien n’est jamais pareil et stable dans ce type de pêche.

– Les erreurs classiques du début :
En général l’arrivée d’un gros poisson dans le bleu crée un état de fébrilité et une poussée d’adrénaline préjudiciables à l’efficacité… mais tant mieux, c’est que cela est vraiment magique et touche l’imaginaire de tout chasseur, cependant en voici les conséquences :

– Tir trop lointain
Difficile d’apprécier dans le bleu les distances et les tailles, l’eau très claire n’y aide pas non plus!

Le poisson est-il loin ou petit, proche ou très gros ??? Ceci, associé à l’état de fébrilité cité plus haut va souvent faire que le tir est prématuré, soit (et c’est souvent le cas ) le poisson est carrément hors de portée, soit et c’est plus grave, le tir est peu précis et le poisson ne tiendra pas il va se déchirer sur le démarrage.

Le truc est de vraiment apprendre à le faire venir proche et de tirer quand on voit les détails du poissons, là seulement on est sûr à 100% de la distance (un gros fusil est surtout utile pour son pouvoir de pénétration sur les gros poissons plutôt que pour sa portée, même si celle-ci rattrape quelques erreurs d’appréciation)

– Poursuite
En général, pour le wahoo et la dorade du moins, les poissons décident eux même de la distance de sécurité entre eux et le chasseur, les suivre lorsqu’ils s’éloignent est une erreur, même s’ils ne semblent pas fuir ni accélerer, la distance de sécurité restera la même, que vous « sprintiez » ou que vous suiviez sans avoir l’air d’y toucher ! En revanche, le poisson, lui, vous aura clairement identifié comme un prédateur et sa prochaine approche (s’il y a…) sera encore plus prudente et lointaine, ce qui diminuera très clairement l’ouverture de fenêtres de tir !

Restez calme (facile à dire) détournez l’attention de vous, trouvez le truc du moment pour le faire approcher et ne tirez qu’à coup sûr… Voici le gage d’un tir réussi !


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